De l'EDI aux
Services Web
Petit Glossaire du B2Bfr
pour
l'échange électronique de données
entre
entreprises francophones
(avec les équivalents
en anglais)

par Claude
Chiaramonti
EDItorialiste
de VendrEDI
Version 6.1
Janvier 2005
Pour que "le message passe"…
…il faut d'abord être d'accord sur le sens des données à
transmettre
Sont
rassemblées ici les définitions des principales notions relatives au B2Bfr, échanges
électroniques de données entre entreprises francophones, de l'EDI aux Services
Web. N'y figurent pas les noms, sigles ou expressions concernant un produit ou
un service particulier offert sur le marché. De même les termes de
l'informatique en général ne sont pas définis dans ce Petit Glossaire. Voir
des dictionnaires plus généraux mentionnés in
fine.
Mises à jour
Ce
Petit Glossaire peut être personnalisé, corrigé ou complété en fonction des
intérêts de chacun. Naturellement, toute participation à l'enrichissement et
à la mise à jour de ce Petit Glossaire étant la bienvenue, on peut adresser :
-
demande de rectification d'erreur ou d'amélioration d'une définition
-
suggestion de définition d'un nouveau terme ou expression
à
courrier.vendredi@club-internet.fr
qui
est également l'adresse d'abonnement à la lettre gratuite VendrEDI.
Site Web
Comme
tous les numéros de VendrEDI et ses Numéros spéciaux, la dernière version du
Petit Glossaire du B2Bfr est téléchargeable zippée sur le site de la société
Actimum. Elle y est aussi consultable
en ligne.
Le
Petit Glossaire du B2Bfr est de même consultable
en ligne sur son site aimablement géré par Eric van der Vlist (XMLfr)
comme y sont consultables les derniers numéros de VendrEDI depuis le n° 59.
Par exemple, le n° 88 s'affiche à : http://vendr-edi.net/vendredi88.xhtml.
Avertissement
Les
informations de ce Petit Glossaire du B2Bfr ne sont données qu'à titre
indicatif et doivent être vérifiées. L'auteur décline donc toute
responsabilité quant à l'utilisation par un lecteur d'une définition ou référence
comportant une erreur. Pour confirmations, voir in fine la liste de dictionnaires
consultables.
*******
A B C D
E F G H I
J K L M N
O P Q R S
T U V W X
Y Z
@ ARROBE, AROBAS, A COMMERCIAL
(se prononce "at" ou "chez")
"Le
caractère @, que personne n’avait remarqué sur les claviers, est devenu le sés@me
de nos messageries ! Quant à son origine, il pourrait s’agir de la ligature,
puis fusion, des caractères latins a et d (ayant donné "à" en français)
et son nom arrobas serait alors la déformation par les typos de "a rond
bas" (de casse), c’est à dire "a" minuscule entouré d’un
rond. Jusqu’à présent ce caractère @ n’était employé qu’aux
Etats-Unis, surtout en comptabilité pour indiquer le prix unitaire : "deux
livres à 1 dollar pièce" s’écrit sur une facture "2 books @
$1". D’où le nom de "a commercial" retenu par l'Afnor,
alors que l’ISO
emploie arrobe."
A
to A ou A2A
Sigle
de Application to Application. Utilisé
pour désigner l'intégration des applications informatiques internes à
l'entreprise, ou, dans l'EDI, la transmission de données de
l'application d'une entreprise à l'application correspondante d'une autre
entreprise. Voir EAI
Peut
aussi être employé comme sigle de Administration
to Administration. Désigne alors les échanges électroniques de données
entre administrations.
Contrat
privé entre deux ou plusieurs partenaires de l'EDI
traditionnel. Il prescrit les règles acceptées par lesdits partenaires, aussi
bien sur le plan juridique que sur le plan technique. Il permet ainsi d'assurer
la valeur juridique et la force probante de leurs transactions électroniques en
EDI et de régir l'utilisation de la technologie appliquée. Ce document est
habituellement accompagné d'un guide d’utilisation des messages EDI prévus.
ACCRÉDITATION
Procédure
ISO par laquelle un organisme faisant autorité reconnaît formellement qu'un
service ou un individu est compétent pour effectuer des tâches spécifiques.
ACCUSÉ DE RÉCEPTION
Il
y a deux grandes catégories d'accusés de réception (AR) :
- AR technique, en général de proche en proche
entre deux éléments actifs du réseau ;
- AR applicatif, de bout en bout (c'est-à-dire entre
l'émetteur originel et le destinataire final).
On
ne s'intéresse ici qu'aux AR applicatifs : il y en a plusieurs types :
- Courrier électronique : pour un échange
asynchrone cela se traduit par "message arrivé dans la boîte à lettres
du partenaire" ou "message levé de la boîte à lettres" (c'est-à-dire
le destinataire s'est connecté chez son fournisseur d'accès à Internet pour
ramasser le courrier, équivalent à l'AR de la poste) ; pour un échange
synchrone de type transfert de fichier cela se traduit par : "le fichier a
(ou n'a pas) été entièrement transmis" ;
- Edifact :accusé de réception
de type syntaxique par le message CONTRL : accusé de réception d'un message
conforme à un message type Edifact ; accusé de réception de type applicatif
(message Edifact APERAK). Le message est bien formé (accusé de réception
syntaxique positif, ce qui signifie que le message est bien reçu et correct),
mais certaines données qu'il contient sont en contradiction avec les données
de l'application (par exemple, une adresse de livraison modifiée sans
notification préalable)
- XML : indication que le message
reçu est (ou n'est pas) conforme à la DTD ou maintenant au Schéma
de référence ;
- Services Web : début 2005, deux propositions de standards co-existent, WS-Reliable Messaging (proposition de BEA, IBM, Microsoft et Tibco) et WS-Reliability (de Sun, Sonic, Fujitsu, Hitachi, NEC et autres), standard Oasis ; les deux ne garantissent pas le bon acheminement du contenu des messages, mais simplement que l'information sur cet acheminement sera identique des deux côtés, par exemple qu'un message n'a bien été envoyé et reçu qu'une seule fois.
ACRONYME
Sigle
prononcé comme un mot ordinaire bien que constitué par la concaténation des
initiales d'une expression ou du nom d'un objet ou d'une personne morale.
L'acronyme est en lettres minuscules (Ascii, ou Edifact) alors que le sigle dont
toutes les lettres sont épelées est en majuscules (RATP, EDI ou XML). On peut
écrire Onu ou ONU puisque les deux prononciations sont pratiquées. Par contre,
on écrit généralement ISO bien qu'il ne s'agisse pas d'un sigle mais du mot
grec signifiant égal.
·
adresse de domaine Internet
(Domain Name System) : système d’adressage assurant la connexion à
chaque machine par les protocoles Internet (IP). Une adresse
peut être fournie par l'entreprise qui l'utilise ou par un fournisseur d'accès
Internet. L'adresse se présente sous la forme nom.extension :
par exemple, beaumagasin.com.
Afin d'éviter les homonymies, on enregistre les adresses dans un annuaire électronique
que l'on consulte avant toute nouvelle attribution ;
·
adresse X400 :
autre système d'adressage suivant les spécifications de la messagerie X400 ;
·
adresse URL (Uniform Resource Locator) :
système d'adressage du lieu où se trouve l'information. Les URL les plus
utilisées sont celles du Web qui se présentent sous la forme http://www.beaumagasin.com/catalogue/cdrom
où :
-
http:// est le protocole utilisé ;
-
www.beaumagasin.com est l'adresse de l'ordinateur serveur Web ;
-
.com
est le nom de domaine (ou l'extension) ;
-
catalogue est le sous-répertoire contenant les catalogues ;
-
cdrom est le fichier catalogue des CD-Rom vendus par la société.
Les
URL assurent les liens vers les pages Web en indiquant précisément l’adresse
de chaque page. Il existe cependant d'autres URL qui donnent accès aux serveurs
FTP (transfert de fichiers) et à d'autres sources d'information. On peut citer
les URL gopher:// - ftp:// - news:// - telnet://. Les URL identifient donc des
adresses
Internet et, à ce titre, sont considérées comme des URI.
·
adresse e-mail : adresse électronique
d'une boîte aux lettres (équivalent de l’adresse postale de chaque
correspondant).
Exemple d'adresse e-mail : jmartin@beaumagasin.com.
Il s'agit de l'adresse personnelle de Jean Martin, sur le serveur dont l'adresse
est beaumagasin.com. Autre exemple :
marketing@beaumagasin.com. Il s'agit
de l'adresse d'un groupe de personnes ou d'un service.
Sigle de Association Française de NORmalisation. Association créée en 1926, reconnue d'utilité publique, qui a notamment pour missions (décret n° 84-74 modifié) d'animer et de coordonner le système français de normalisation et de représenter et défendre les intérêts français au CEN et à l'ISO. L'Afnor diffuse les normes françaises, dont celles transposant des normes européennes (EN) ou internationales (ISO). Þ http://www.afnor.fr
Processus logistique d'une plate-forme d'éclatement de produits consistant à regrouper par lieu final d'expédition les produits à livrer, par exemple suivant les indications de la commande allotie. Voir la technique complémentaire du cross-docking.
Norme
nationale multisectorielle (syntaxe et messages) mise au point par le comité
ASC X12 de l'ANSI (sigle de l'American
National Standard Institute). L'ANSI X12 avait annoncé sa décision de
mettre les messages X12 au format Edifact, mais
n'a pas mis cette décision en application, notamment en raison du développement
d’XML. Þ
http://www.x12.org
Sigle
d’Application Programming Interface.
Interface permettant à une application d'accéder à des programmes système,
par exemple pour communiquer ou extraire des données. Par exemple, l'API SAX
(Simple Accès à XML) propose une approche événementielle
pour l'analyse des documents XML.
APS
Sigle de Advanced
Planning and Scheduling. Les logiciels d'APS prennent en charge, via des méthodes mathématiques d'optimisation, des problèmes de
planification complexes insuffisamment couverts par les logiciels de gestion intégrés
(ERP).
Se
dit de la présentation d'une page Web en HTML
: l'arborescence part de la page d'accueil et par des liens hypertextes va vers
les pages les plus lointaines. La construction du site doit être faite de manière
à ce que l'internaute ne se perde pas et puisse facilement revenir à la page
d'accueil. De la qualité de l'arborescence dépend l'efficacité de la fréquentation
du site…
Se
dit aussi de la logique d'un document XML partant d'un élément
racine unique et se déployant ensuite par différenciations successives.
ASCII
Sigle
de American Standard Code for Information
Interchange. Les plus communément utilisés, les 128 caractères Ascii (7
bits) sont précédés d'un zéro (8 bits). Les 32.768 caractères (16 bits)
utilisés par Unicode commencent par les 128 caractères
Ascii.
ASN1
Sigle
de Abstract Syntax Notation One. Syntaxe
abstraite pouvant décrire tout type de données de manière non ambiguë.
Voir la couche de présentation du modèle OSI.
ATTRIBUT
Couple
"nom – valeur" intérieur à la partie entrante d'une balise
XML qui précise ou modifie la signification de l'élément
balisé.
Procédure
(algorithme et clé) par laquelle l'émetteur (ou le
destinataire) d’un message confirme et valide son identité par des moyens
techniques adéquats, comme la signature électronique.
AUTORITE DE
CERTIFICATION (ou tiers certificateur)
Pour
permettre au destinataire d'un message signé de vérifier la signature
électronique en étant sûr que la clé publique
appartient bien à celui qui le prétend, l'Autorité de certification valide
avec le certificat
délivré à l'internaute avec l'aide de l'Autorité d'enregistrement. Cet
intermédiaire assure également l'annuaire des certificats révoqués. Il
pourra également assurer d'autres fonctions de notarisation
comme l'horodatage. Voir décret publié au JO du 30
mars 2001 et arrêtés ultérieurs :
Þ
http://www.finances.gouv.fr ou bien
http://www.droit-technologie.org
AUTORITE D'ENREGISTREMENT
Entité
déléguée par une autorité de certification (voir ce terme) qui se charge de
recueillir les éléments d'identification de tout demandeur de certificat électronique.
Þ
http://www.finances.gouv.fr ou bien http://www.droit-technologie.org
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Sigle de Business
to Administration. Échanges électroniques de données entre entreprises et
administrations.
B to B
ou B2B
Sigle de Business
to Business. Échanges
électroniques de données entre entreprises. Pour indiquer qu'il y a intégration,
on dit B to Bi.
B to C ou B2C
Sigle de Business
to Consumer. Transaction
électronique entre une entreprise et une personne privée.
B to E ou B2E
Sigle de Business
to Employee. Ensemble
des échanges (services, informations, formulaires, produits…) entre une
entreprise et son personnel. L'intranet en est souvent le support principal.
Traduction
de tag dans le monde HTML
ou XML francophone. Synonyme : étiquette. Marques qui
encadrent un élément de contenu et permettent de
localiser cet élément dans la structure hiérarchique (arborescence)
d'un document XML. Placé entre la balise d'entrée <tag>, et la balise de
sortie </tag>, l'élément peut être reconnu et traité par le logiciel
qui analyse le document.
Sigle
de Business Process ou processus métier
: ensemble de transactions d’échanges de données (combinaison de messages)
supportant un processus particulier, processus commercial ou démarche
administrative. En EDI on parlait de scénario d'interchange.
Sigle
de Business Process Execution Language
en cours de standardisation à Oasis. Voir BPEL4WS
ci-dessous.
BPEL4WS
Sigle de Business
Process Execution Language For Web Services. Soumis à Oasis par Microsoft, IBM, BEA, SAP
et Seibel pour la description de la chorégraphie
des messages d'un Service Web. Tout le monde, y compris
Sun, semble s'y rallier sous le sigle BPEL.
BPM
Sigle
de Business Process Management.
Gestion de processus métiers, après analyse et modélisation logicielle des
procédures mises en place par l'entreprise pour réaliser ses activités.
BPML
Sigle
de Business Process Management Language.
BPML est un métalangage voué à la modélisation des processus métier pour
leur mise en œuvre en Services Web par BPEL (cf
ci-dessus).
BRMS
Sigle de Business
Rules Management System. Formalisation type IF-THEN-ELSE des règles de business servant à passer à passer une commande aux informaticiens
qui soit claire et adaptée aux langages de programmation.
BROWSER, au Canada on dit Fureteur ou
Butineur
Navigateur
permettant de surfer, butiner sur le Web. Les plus récents comme IE6 (Internet
Explorer version 6 de Microsoft) comportent un parseur
permettant de valider la structure d'un message XML.
BTP
Sigle
de Business Transaction Protocol.
Projet d'Oasis développant un protocole basé sur XML pour
gérer les transactions B2B complexes sur Internet. Plus simple que le protocole
concurrent du framework ebXML.
BUSINESS
INTELLIGENCE
Ensemble
des outils d'analyse et d'aide à la décision qui exploitent les données
brutes de l'entreprise pour l'optimisation de l'entreprise, depuis le tableau de
bord pour la gestion quotidienne ou le data
mining (analyse statistique) jusqu'à l'espionnage industriel.
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Spécification
du W3C décrivant une méthode de génération d'un document générique (canonical)
à partir duquel des occurrences ou des subsets pourront être déduits.
CEFACT-ONU
ou UN/CEFACT voir FORUM
CEFACT
Sigle
de United Nations Centre for the
Facilitation of Procedures & Practices for Administration, Commerce &
Transport, qui a été mis au goût du jour en United
Nations Center for Trade facilitation and Electronic Business. Þ
http://www.unece.org/cefact/
CEN
Sigle
de Comité européen de normalisation. Association composée des instituts
nationaux de normalisation européens, dont l'Afnor pour la
France. Abrite en particulier l’ISSS (Information
Society Standardization System) dont l’eBES (electronic
Business European Standardization) est l’un des ateliers ouverts (Open
Workshops)
Þ http://www.cenorm.be/cenorm/businessdomains/businessdomains/isss/activity/wsebes.asp
Le
certificat émis par une autorité de certification et sous sa responsabilité
permet de certifier l'appartenance d'une clé cryptographique publique au détenteur
du certificat.
Le
certificat peut aussi comporter des informations sur l'étendue des pouvoirs de
signature du titulaire, la durée de validité du certificat, ainsi que
l'adresse de la liste de révocation dont relève ce certificat. Les données
pouvant figurer dans un certificat sont définies par la norme X.509.
Þ http://www.ialtafrance.org/
Sigle
de Comité français d'organisation et de normalisation bancaires. Les messages EDI
développés et maintenus par le CFONB (comme les protocoles ETEBAC)
sont largement utilisés en France (ordres de virement, relevés de comptes
etc.). Þ
http://www.cfonb.org
CHAINE LOGISTIQUE voir
Logistique
Technique
de dissimulation du sens d'une information grâce au codage de son contenu.
Seuls les destinataires peuvent opérer le décodage. Encore peu employée sur
Internet, elle reste l'un des moyens de confidentialité les plus sûrs. Modes
couramment employés : DES (Data
Encryption Standard, algorithme symétrique restreint d'utilisation par la Défense
US), AES (Advanced
Encryption Standard) qui le prolonge et
RSA. Voir X 509.
CHOREGRAPHIE
(choreography)
Un
processus métier (ou BP, business process), par exemple la Gestion partagée
des Approvisionnements (GPA), se traduit par une succession
d'échanges électroniques entre partenaires. La chorégraphie de ces échanges
est non seulement leur enchaînement logique (orchestration) mais les diverses
conditions que peuvent avoir à remplir chacun de ces partenaires et chacun de
ces échanges (rapidité etc.). En EDI on parlait de scénario
d'interchange.
CLASSE
Notion
utilisée dans la modélisation qui désigne un ensemble d’objets ayant les mêmes
propriétés, certaines ayant pu être héritées de la
classe qui les englobent.
CLE
CRYPTOGRAPHIQUE
Données
numériques complexes commandant les opérations de chiffrement
et décryptage. On distingue deux systèmes de clés :
- la
clé secrètedu système symétrique (la même clé secrète sert à chiffrer et
à déchiffrer).
-
les clés publique et privée du système asymétrique : l'utilisateur doit
garder confidentielle sa clé privée mais
la clé publique peut être largement diffusée. Ce que fait une clé
peut être défait par l'autre clé. Pour la clé publique, voir aussi certificat.
CLICK AND MORTAR
Pour
clic et mortier. Entreprise traditionnelle, en dur, qui a aussi des activités
sur Internet (on dit aussi Brick and Click).
Les entreprises réfractaires au e-business
restent Brick and Mortar. A l'inverse
on parle des dot.com ou des pure
players pour les entreprises qui réalisent la totalité de leur activité
commerciale sur Internet, sans la moindre boutique ou succursale physique.
1-
Chaîne de caractères (numériques ou alphanumériques) utilisée pour
enregistrer ou représenter une information sous une forme abrégée.
2-
Mode de représentation ou d'identification d'une information sous une forme
symbolique spécifique pouvant être reconnue par un ordinateur. Selon le cas,
on utilise des codes propres à l'entreprise (codes articles, par exemple), des
codes gérés par les répertoires Edifact (code
pour les types de message) ou des codes issus des normes ISO
(codes pour les unités de mesure, les monnaies, les pays).
CODE A BARRES
Constitué
par une succession de barres claires et foncées d'épaisseur variable,
traduisant une suite de caractères numériques ou alphanumériques et destinée
à être interprétée par un lecteur optique. Cette codification, qui permet
d'identifier les produits de consommation et leurs conditionnements de
transport, est normalisée par EAN-UCC (rebaptisé début
2005 en GS1). Le code à barres sera complété par la RFID.
COMMERCE
ELECTRONIQUE (ou e-commerce)
Utilisation
combinée des technologies de l’information et de la communication pour
conduire des relations d’affaires électroniquement (doing
business electronically). Le commerce électronique peut inclure, au-delà
du commerce proprement dit et de la supply
chain, toute forme d’échanges électroniques dans les domaines
administratif, social, industriel, etc. On parle alors plutôt de l'e-business.
Voir, si besoin, les textes réglementant le commerce électronique Þ
http://www.finances.gouv.fr ou bien http://www.droit-technologie.org
COMMUNAUTÉ
SECTORIELLE (EDI et commerce electronique)
Groupement
d’entreprises (association le plus souvent) dans le même secteur d'activités
(automobile, santé, transport etc.) qui pratiquent l’EDI
et le commerce électronique et qui participent à leur
normalisation et à leur promotion.
Par
exemple en France :
-
GS1 (ancienne Gencod EAN France (distribution) Þ
http://www.eannet-France.org
-
Galia (automobile) Þ
http://www.galia.com
-
Edisanté (santé) Þ
http://www.edisante.org
-
Edificas (comptabilité, formalités et reporting) Þ
http://www.edificas.org
COMMUNICATION (PROTOCOLE DE –)
Ensemble
des opérations "d'habillage" (signal de début et de fin, longueur,
vitesse de transmission, calculs de sécurité) effectuées sur un message afin
de le rendre transmissible par un réseau en respectant les normes de
transmission.
Dans
le domaine des échanges électroniques de données de très nombreux
Consortiums (ou Forums) publient des spécifications techniques pour des
standards de facto ou des normes quasi-officielles. Par exemple le W3C,
l'IETF, Oasis, OMG
ou le WS-I.
Sigle
de Common Object Request Broker Architecture. Outil de l'EAI
en loosely coupled : on parle
aujourd'hui d'ESB.
Composants
de base. Niveau sémantique d'ebXML : objets sémantiques réutilisables
(identification, adresse etc.) pour composer des schémas XML. Leur formalisme
est fixée par CCTS (Core Components
Technical Specification).
COUPLAGE FAIBLE
(loosely coupled)
Décrit
l'absence d'API codée pour relier avec des messages des applications ou des matériels.
Les services "à couplage faible", représentés par exemple par les Services
Web, sont à la base d'une SOA. De tels services, même
s'ils utilisent des systèmes incompatibles, peuvent être assemblés pour créer
à la demande des services composites et ensuite retrouver leur intégrité pour
d'autres assemblages. Mais pour qu'un assemblage fonctionne, encore faut-il
qu'une sémantique partagée (donc à couplage fort !)
soit bien assurée.
Sigle
de Collaborative Planning, Forecasting and
Replenishing, Plan, prévisions et approvisionnements concertés. C'est un
ensemble d'outils et de méthodes pour faire collaborer les producteurs et les
distributeurs pour assurer le réapprovisionnement au plus juste. Le CPFR se définit
comme une approche d'intégration globale de la chaîne d'approvisionnement réunissant
les concepts de l'offre et de la demande. Þ
http://www.cpfr.org
Sigles
de Collaboration Partnership Profile
et Collaboration Partnership Agreement.
Partie de l'architecture d'ebXML : une entreprise propose
ses "profils" (processus d'affaires et spécifications techniques) au
choix de ses partenaires pour effectuer de l'e-business.
Sigle
de Customer Relationship Management :
gestion personnalisée de toutes les données concernant chacun des clients
d'une entreprise.
Assemblage
d'une commande de client à partir de plusieurs envois fournisseurs ; préparation
de la marchandise directement sur le quai sans la stocker. Voir la technique
complémentaire de l'Allotissement.
CRYPTAGE voir CHIFFREMENT
A B
C D
E F
G H
I J
K L
M N
O P
Q R
S T
U V
W X
Y Z
Sigle
de DARPA Agent Markup
Language provenant du travail commun de l'US Military et du W3C pour enregistrer définitions et relations des
données (ontologie). Le développement de DAML se
poursuit avec celui de OIL (Ontology
Inference Layer) au sein du W3C sous le nom de OWL.
Sigle
de Dublin Core Metadata Initiative.
Accord établi à Dublin (Ohio) ayant abouti à la norme ISO15836 sur un noyau
de 15 définitions de de métadonnées définies
pour faciliter la recherche et l'accès aux ressources documentaires à enrichir
et pouvant servir de base, par exemple pour des comparaisons de vocabulaires
utilisant RDF. DCMI est une approche "top
down" dans laquelle peuvent se couler les initiatives "bottom
up" de description des langages métiers.
DEMATERIALISATION DE LA FACTURE
La
dématérialisation des factures est admise en France sous réserve de respecter
un certain nombre d'obligations dans les systèmes d'information des partenaires
à la dématérialisation. Les factures sous forme électronique peuvent adopter
la forme suivante :
-
factures de type EDI avec sécurisation ;
-
factures transmises par messagerie électronique à condition d'être
munies d'une signature électronique.
Voir
textes en vigueur : articles 289 et 289 bis du Code général des Impôts
Þ
http://www.finances.gouv.fr ou bien http://www.droit-technologie.org
DITA
Sigle
de Darwin Information Typing Architecture,
architecture de description de topics
(concepts, tâches, références), qui fait référence au spécialiste de l'évolution
des espèces pour affirmer sa capacité à rendre compte de l'évolution des
données en conservant specialization
et inheritance. Voir Topic
Maps.
Sigle
de Data Maintenance Request : demande
de modification du dernier répertoire TDID Edifact,
soit par adjonction d'un nouveau message, soit par ajout de code, donnée ou
segment, soit par modification de segment, donnée ou code existant.
DNS
Sigle
de Domain Name System. Le DNS est une
base de données qui transforme une adresse IP numérique (adresse Internet) en
un nom de domaine. Ex : 207.209.116.5 deviendrait : www.machin.com
DOCUMENT
Ensemble constitué par un support d'information et
les données enregistrées sur celui-ci, sous une forme en général stable que
l'homme ou la machine peut lire (ISO 2382-4).
DOCUMENT
XML
Un
Document XML est composé d'un Prologue, d'un arbre hiérarchique
d'éléments (arborescence) et, le cas échéant de commentaires et
d'instructions de traitement.
Il
est considéré comme "bien formé" s'il respecte la syntaxe XML sans
suivre aucun modèle.
Il
est considéré comme "valide" s'il est conforme à un modèle pré-déclaré,
DTD ou schéma. Dans ce cas,
l'analyseur syntaxique (ou parseur) XML vérifie
la conformité du message qu’il reçoit, non seulement
par rapport à la syntaxe XML, mais aussi par rapport au modèle.
DOM
Sigle
de Document Object Model : interfaces
spécialisées pour la manipulation de documents XML
par une application.
Fait,
concept ou instruction, représentée sous une forme conventionnelle,
susceptible d'être communiquée, interprétée ou traitée directement par
l'homme ou via des moyens automatiques (ISO 2382-1).
Sigle
de Document Schema Definition Language.
Mis au point par l'ISO/IEC/JTC1, DSDL distingue les différentes fonctions d'un
schéma XML pour en déduire des types de schémas plus simples : partie 2 de
DSDL, Relax NG vérifie la syntaxe XML et Schematron, partie 3 de DSDL vérifie
les règles de business.
Sigle
de Document Type Definition, "définition
type d'un document". Cette notion est héritée de la norme SGML.
Une DTD décrit de manière arborescente la structure logique d’un document
XML. Voir schéma XML.
DUBLIN CORE
METADATA INITIATIVE voir DCMI
A B C D
E F G H I
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Y Z
Sigle
de Enterprise Application Integration, qui
regroupe d'une part la communication interne à l'entreprise entre applications
et d'autre part la porte ouverte vers le B2B externe (on
parle alors de Total Business Integration).
Utilise les outils du middleware. Voir A2A.
EAN.UCC
system
Système
développé par EAN (sigle de European
Article Numbering, association devenue progressivement mondiale) en
association avec son membre nord-américain, UCC, (sigle de Uniform Code Council) qui standardise le code à barres, les
messages EDI et les schémas XML pour la supply chain de la grande distribution. Depuis le début 2005, EAN-UCC est rebaptisé
GS1.
Sigle
de electronic Business European
Standardization, Open Workshop du CEN / ISSS
qui reprend l'ancien EBES (European Board for Edifact Standardization) en élargissant son
mandat d'Edifact à ebXML. L'eBES
joue le rôle de point d'entrée des DMR européennes dans le
processus de mise à jour d'Edifact.
Þ
http://www.cenorm.be/cenorm/businessdomains/businessdomains/isss/activity/wsebes.asp
E-BUSINESS
Toutes
formes et tous domaines de relations professionnelles dématérialisées sur
Internet, y compris le commerce électronique. L'EDI
et maintenant les Services Web sont la forme automatisée
de l'e-business.
Sigle
de electronic Business XML, initiative
commune au départ à Oasis et au Cefact,
instance de l'ONU tutelle d'Edifact, pour la définition
d'un framework encadrant l'usage de
XML pour l'e-business, depuis
l'enveloppe des messages jusqu'à la sémantique.
La partie technique d'ebXML a été soumise par Oasis au TC 154, la partie BP (Business
Process)et des CC (Core
Components), retant à la charge de Cefact. Le framework
ebXML devait prendre la suite de l'EDI traditionnel, mais les
Services Web semblent mieux placés.
E-COMMERCE
voir COMMERCE ELECTRONIQUE
Sigle
de Efficient Consumer Response,
"efficacité et réactivité au service du consommateur". L'ECR est
une stratégie industrie/commerce dont l'objectif est de bâtir un système réactif,
partant du consommateur final, et dans lequel distributeurs et fournisseurs
travaillent ensemble, en étroite collaboration, pour apporter davantage de
satisfaction à ce consommateur et réduire les coûts. Les deux axes de ce système
sont un échange d'informations de qualité s'appuyant sur le principe du zéro-papier
de l'EDI, et un flux de marchandises sans rupture. Une des techniques utilisées
est l'ECR-VMI, sigle de Vendor management Inventory ou la Gestion Partagée des
Approvisionnements (GPA). Voir aussi CPFR
Sigle
de Electronic Data Interchange,
traduit par échange de données informatisé. A noter qu'"informatisé"
se rapporte à "échange" et non à "données" puisque
c’est l'ensemble de l’échange qui est informatisé et non seulement les
données. Il s'agit d'échange informatisé de messages-types préétablis et
normalisés d'ordinateur à ordinateur (d'application à application) via un
mode de télécommunication.
L'EDI
peut se décomposer en 4 couches : réseau x
protocole x syntaxe x
sémantique métier
Hier
l'EDI c'était : RVA / X435
/ syntaxe Edifact / sémantique
TDID Edifact
Aujourd'hui
l'EDI pourrait être remplacé par : Internet / IP
Services Web / XML / langages métiers
autonomes
EDI OUVERT
Norme
ISO 14662 issue des travaux de l'ISO/CEI/JTC1 SC30. Grâce
à l'EDI ouvert, les partenaires doivent pouvoir faire de l'EDI
sans devoir établir au préalable un accord d'interchange.
Le framework ebXML
s'est inspiré de l'EDI ouvert, en particulier de sa distinction entre BOV(Business
Operational View) et FSV (Functional
Service View).
Sigle
de Electronic Data Interchange for
Administration, Commerce and Transport (Echange de données informatisé
pour l'Administration, le Commerce et le Transport), Recommandations approuvées
et publiées par le Cefact de la Commission économique pour l'Europe de l'ONU
de Genève après mises à jour par le Forum du Cefact.
Edifact repose sur une grammaire, la syntaxe Edifact (norme ISO
9735) et une sémantique métier rassemblée dans les répertoires du TDID
(Trade Data Interchange Directory).
Þ
http://www.unece.org/trade/untdid/welcome.htm
EDIFICAS, EDISANTE, ETC.
Voir
Communautés EDI
Créée
en janvier 1990, Edifrance avait pour mission de promouvoir la démarche EDI
et de coordonner la participation française au processus de normalisation Edifact.
Edifrance a aussi participé au processus ebXML. Þ
http://www.edifrance.org
EDIINT
Sigle
de EDI Internet Integration, standard
de l'IETF permettant de combiner les syntaxes de l'EDI
traditionnel (Edifact et Ansi X12) avec les protocoles IP d'Internet : SMTP
pour AS1 (Applicability Statement 1), HTTP pour AS2 qui
est la variante de EDIINT la plus utilisée et AS3 avec FTP.
Sigle
de Échange de données techniques. Ensemble de prescriptions permettant l'échange
de données industrielles (CFAO), qualitatives, géographiques, médicales, etc.
Technique employée avec la norme STEP pour les données
industrielles.
Sigle
de l’Echange de formulaires informatisé.
L'EFI permet aux très petites entreprises de réaliser l'échange de messages EDI
sans investissement informatique lourd. Le principe est celui de l'affichage ou
de l'impression en clair des messages EDI reçus. Par exemple, un donneur
d'ordres envoie un message de commande identique à celui qu'il enverrait à un
fournisseur équipé d'EDI dans un Web EDI ou il est transformé en un
formulaire affichable à l'écran. L'EFI est également employé dans les
relations avec les administrations, comme une étape intermédiaire entre le téléchargement
d'un formulaire administratif en format pdf (édité par une imprimante, rempli
à la main puis envoyé par la poste) et les téléprocédures où les déclarations
administratives sont complètement dématérialisées.
L'EFI
est le plus souvent développé en HTML. Des
applications plus performantes utiliseront à l'avenir XML
et sa spécialisation XForms.
L'élément
d'un document XML est composé d'un contenu situé entre deux
balises.
ENTREPRISE ETENDUE
Ensemble
formé par une entreprise et ses partenaires directs, fournisseurs, clients et
prestataires, censé former un tout intégré par des échanges électroniques
de données, par exemple dans un Extranet. On parle
alors d'entreprise virtuelle.
Achat
électronique : ensemble des technologies permettant d'automatiser la chaîne
d'achats et de passer commandes et de gérer les achats auprès de fournisseurs
via Internet.
Sigle
de l’Enterprise Resource Planning.
(Progiciel de Gestion Intégré des ressources d'une entreprise). Les ERP
constituent une famille de programmes qui intègrent, en un ensemble cohérent,
les différentes fonctions de gestion informatisée d'une entreprise :
gestion des ressources humaines, gestion financière, commerciale (gestion des
achats, des ventes, gestion comptable), gestion de production (gestion des données
techniques, des ateliers etc.).
Sigle
de Enterprise Service Bus. Proposé
par Gartner pour décrire un "réseau "routier" permettant de
relier par des messages les endpoints,
points d'entrée des applications ou matériels d'une entreprise. L'ESB est
l'outil loosely
coupled, sans avoir à coder des API, de la SOA, Service
Oriented Architecture.
Sigle
de Echanges TElétransmis entre les BAnques et leurs Clients. Normes établies
par la profession bancaire, sous l'égide du CFONB, pour
les échanges EDI entre les banques et les entreprises. Ces
normes portent sur les formats de fichiers télétransmis (classiques ou Edifact)
et sur les protocoles de transmission Etebac 3 et 5 (les autres sont obsolétes).
Etebac
3 concerne les échanges bidirectionnels de fichiers par l'intermédiaire du réseau
Transpac. Il est maintenant surtout utilisé par les PME, les grandes
entreprises ne l'utilisant que pour des applications non sécurisées.
Etebac
5 est une version sécurisée d'Etebac 3 qui assure notamment l'authentification
du client grâce à une signature électronique et le chiffrement
des informations transmises. Il est utilisé par la plupart des grandes
entreprises françaises.
Groupe
d’entreprises utilisant les protocoles Internet (IP)
pour leurs échanges électroniques dans le cadre d'un réseau qui leur est réservé
grâce à un VPN (virtual private network).
A B C D
E F G H I
J K L M N
O P Q R S
T U V W X
Y Z